viernes, mayo 01, 2009
Fiction et écologie chez Marguerite Yourcenar
Marguerite Yourcenar a soutenu, surtout dans la dernière période de sa vie, que l´écologie était au centre de son expérience vitale : « L´écologie est une des mes préoccupations principales depuis longtemps. Je crois bien avoir été alertée avant que le problème se soit peu à peu imposé dans les journaux et les médias » dit-elle dans ses entretiens avec Matthieu Galey. Il faudrait souligner qu´à ce propos elle a mené une activité publique de soutien aux associations de défense de l´environnement et des animaux. Cet engagement est sans aucun doute présent dans son imaginaire littéraire, fictionnel ou autobiographique, où le paysage joue souvent un rôle fondamental pour nous montrer la nostalgie d´un monde qui n´est pas encore défiguré par l´homme. J´ai développé cette idée dans plusieurs de mes articles sur cette extraordinaire écrivaine, première femme à être admise dans l´Académie Française.
Nathanaël, le protagoniste de son dernier roman _Un homme obscur_ représente d´une certaine manière l´orientation écologique de l´écrivaine. Sans aucun doute, le paysage acquiert une importance notoire dans le texte yourcenarien. Sa présence est constante non pas comme un décor mais pour nous rappeler sa grandeur et sa fragilité. Marguerite Yourcenar nous enseigne que dissocier l´humain de la nature a des conséquences néfastes. C´est pour cette raison-là que le roman se caractérise par une poétique de l´harmonie et nous présente un personnage qui passe de l´autonomie individuelle à la dissolution dans la nature. Marguerite Yourcenar inscrit dans ce texte sa préoccupation pour la Terre. Sa pensée, parfois teintée de mysticisme, s´exprime au moyen d´une fiction marquée par le dénominateur commun de la renonciation ultime du personnage à la vie au profit de sa fusion avec la nature. Par ailleurs, Nathanaël s´érige-t-il comme un personnage qui dépasse les bornes de la subjectivité masculine telle qu´elle est socialement construite. Il arrive jusqu´à remettre en question les identités de genre et les tabous sexuels. En outre, on n´aperçoit pas de traces d´androcentrisme ou d´anthropocentrisme dans l´écoulement de sa conscience lorsqu´il s´apprête à franchir l´ultime porte vers la dissolution dans la nature : « il ne se sentait pas (…) homme par opposition aux bêtes et aux arbres ; plutôt frère des unes et lointain cousin des autres ». Quand il se laisse mourir, il devient un être écologique à part entière. Yourcenar a toujours dit que ses livres ont marché de pair avec ses propres cheminements dans la vie. À la fin de son existence, son grand vœu a été sans doute de préparer un monde futur plus propre et plus pur, mais aussi elle pensait à de nouveaux rapports avec la Nature. C´est pour cette raison-là qu´elle n´a pas cessé de se manifester contre « les assassins » de la nature et « les bourreaux des bêtes ».
sábado, abril 04, 2009
Les romantiques français et la Musique

Beaucoup d´écrivains romantiques s´inspirent des idées sur la musique ébauchées par Rousseau, Diderot et d´autres encyclopédistes. Ils subissent également parfois les influences des romantismes étrangers. Comme Rousseau, Madame de Staël* soutient la mélodie face à l´harmonie. Elle admire aussi la musique instrumentale allemande créatrice de rêveries capables d´anéantir les pensées que les mots nous imposent. Ses idées vont nourrir la génération romantique postérieure. Au-delà de leurs différences incontestables, la conception musicale des grands créateurs romantiques est marquée par l´émotion, la mélancolie et le mal du siècle. Lamartine assoupit son âme avec la musique instrumentale de Rossini. Pour Stendhal, la musique est un répertoire de toutes les nuances du sentiment. George Sand voit dans la musique une alliée de la liberté ainsi qu´un art des extases et des ravissements. Musset considère que la musique est un art sublime mais insaisissable et qu’elle conduit, comme la poésie, au déchirement de soi. Victor Hugo, très germanique, se sent attiré par un art qui passe par l´irrationnel de son langage. Grand admirateur de Beethoven, il voit dans la musique du maître sourd un magnifique dialogue entre l´âme et la nature. Les métaphores sonores et musicales de sa poésie doivent beaucoup au langage beethovénien. Victor Hugo est ébloui par le langage issu de la surdité, un langage sonore et beau qui naît du silence. Il compare le travail artistique de Beethoven à un dieu aveugle créant des soleils.
La vision philosophique du phénomène musical chez Balzac acquiert une dimension très spéciale. A l´opposé de ses contemporains, Balzac étudie en profondeur la science musicale dans sa quête de l´Absolu. Une étude minutieuse des ses deux romans sur la musique Massimila Doni et Gambara permet d´établir en premier lieu son attachement au siècle précédent et son intérêt pour la théorie harmonique et la dissonance. De la même manière il accorde une grande importance à la mélodie italienne dont Rossini est le représentant le plus illustre. Comme Hugo, il puise aussi dans les sources germaniques. Suivant Hoffmann, il loue les capacités de Beethoven pour nous sortir du monde sensible qui nous entoure. Finalement, on ne peut pas oublier Théophile Gautier car il fut non seulement un inépuisable critique musical, mais aussi un grand intuitif des possibilités de communication entre les arts. Cet écrivain possède sans doute l´intuition de l´immortel instinct du Beau musical comme un aperçu ou une correspondance du Ciel.
* Portrait ci-joint
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jueves, febrero 19, 2009
Un récit musico-libertin de Diderot

Les Bijoux indiscrets (1748) est un récit de Diderot qui esquisse un parallèle entre Lully et Rameau. On y trouve deux lectures musicales différentes qui seront à la base des querelles du XVIIIe siècle. Le chapitre XIII « De l´opéra de Banza » oppose de manière caricaturale la musique naïve de Utmiutsol, Lully, à la musique scientifique de Utremifasolasiututut, Rameau : « Ces deux auteurs originaux avaient chacun leurs partisans : les ignorants et les barbons tenaient tous pour Utmiutsol ; la jeunesse et les virtuoses étaient pour Utremifasolasiututut ; et les gens de goût, tant jeunes que barbons, faisaient un grand cas de tous les deux ». De manière décontractée et comique le narrateur fait un compte-rendu des goûts musicaux en vogue à Paris au milieu du siècle. Le côté sophistiqué de la musique de Rameau a, en contrepartie, un pouvoir anesthésiant et le vieux Lully est trop simple. Il est certain que Diderot pense déjà à une nouvelle musique.
D´un autre côté, le romancier en tant que critique de la société ironise aussi sur le goût douteux du public, plus soucieux sans doute de paraître que de savourer la musique du spectacle lyrique : « Quoi qu´il en soit, de mon temps, toute la ville courait aux tragédies de celui-ci, et l´on s´étouffait aux ballets de celui-là ». Néanmoins, au-delà de la caricature, la partie la plus intéressante a lieu lors de la représentation d´un ouvrage de Utremifasolasiututut « qu´on n´aurait jamais représenté qu´en bonnet de nuit ». Ici le texte met en équivalence l´organe du plaisir sexuel et celui de la parole et du chant. En effet, les bijoux à qui d´habitude l´anneau magique du sultan Mangogul fait parler avec sincérité, commencent à chanter. Si lorsqu´ils parlent ils révèlent la vérité, quand ils chantent ils se servent du langage des passions, la musique, exprimant la vérité, mais aussi un imaginaire. On notera donc que pour Diderot la musique que l´on écrit à l´époque ne suffit pas pour exprimer les désirs les plus profonds. Ainsi, au quatrième acte quand les chœurs trop longs font bailler la favorite, Mangogul fait tourner sa bague et le spectacle change radicalement. Ce ne sera pas la voix des chanteuses qui s´exprimera mais les bijoux porteurs des désirs. L´imaginaire musical de Diderot est une sorte de fête des sens, de libération collective par le chant, de cacophonie. C´est surtout une énorme dissonance, dans le sens où celle-ci contredit les lois aussi bien sociales qu´esthétiques : « Trente filles restèrent muettes tout à coup : elles ouvrirent de grandes bouches et gardaient les attitudes théâtrales qu´elles avaient auparavant. Cependant, les bijoux s´égosillaient à force de chanter, celui-ci un pont-neuf, celui-là un vaudeville polisson, un autre une parodie fort indécente, et tous des extravagances relatives à leurs caractères ». La violence des sensations jaillit donc de toutes ses forces du texte libertin. Le chant est le moyen d´exprimer le primitif. Par ce biais le chant dépasse la parole simple. Ce mélange des chants incongrus est aussi souligné par l´orchestre qui malgré tout ne cesse de jouer toujours son train. Il est intéressant de constater que le résultat de ce spectacle ridicule est une cacophonie assourdissante qui secoue tout le monde. Dans la conception esthétique de Diderot, la musique est capable de produire des effets tumultueux chez l´auditeur. Ce petit texte libertin est un bon texte littéraire pour comprendre ce que Diderot pense de la sensation musicale et des effets qu´elle est capable d´engendrer.
lunes, septiembre 08, 2008
Albert Camus entre ficción y autobiografía
Mucho se ha hablado y escrito de la autobiografía como un género fronterizo, un género problemático, difícil de definir. Justamente esta cuestión se me plantea en estos momentos en los que estoy releyendo la novela ¿autobiográfica? inconclusa El Primer hombre, obra de uno de los más grandes escritores franceses: Albert Camus (1913-1960). En efecto, el premio Nobel de Literatura de 1957 y autor de obras como La Peste o El Extranjero, estaba escribiendo ese texto tan concordante con su propia vida en Argelia cuando le sorprendió la muerte en un accidente de circulación. Hasta ese momento no había manifestado atracción alguna por la literatura autobiográfica. Ese pudor para contarse a sí mismo tal vez sea la causa por la cual se decantó por una novela para narrar la vida de un niño en la Argelia del primer tercio del siglo XX. Evidentemente, si aplicamos un criterio amplio, podemos decir que el libro puede enmarcarse dentro de una autoficción que no contiene, en lo referente a la diégesis, a la historia, elementos factuales, reales, que puedan atestiguar que sea la propia historia de la niñez de Camus. No es una autobiografía pero sí una novela autobiográfica que tiene un protagonista, Jacques Corney, que tampoco es el narrador dado que el texto está escrito desde la tercera persona. Ese relato de una infancia, se enmarca dentro de la literatura existencialista que muestra a un ser arrojado en el mundo, un ser que se construye a sí mismo gracias a la instrucción y que sale de la miseria para convertirse en un escritor. La novela está dedicada a la "Viuda Camus", es decir, a su madre, la cual no tuvo ocasión de aprender a leer. El epígrafe reza como sigue: "A ti que nunca podrás leer este libro".
En 1994, treinta y cuatro años después de la muerte del autor, sale a la luz este texto hallado el 4 de enero de 1960 en su cartera. Como se puede leer en la nota previa a la edición francesa, el texto publicado se establece a partir del manuscrito y de una copia dactilografiada por su hija: Francine Camus. Además hay un anexo con las hojas sueltas que estaban insertas en el manuscrito y un cuaderno que incluye las notas y proyectos para la obra. El libro lo conforman dos partes. La primera "Búsqueda del padre" nos lleva hasta el año 1913. En el mes de octubre de ese año, una pareja se encamina en una carreta conducida por un árabe, hacia un pueblo de Argelia donde el hombre, un francés de unos treinta años, iba a asumir la gerencia de una finca. Nada más llegar a la granja, la mujer da a luz un varón: Jacques.
Cuarenta años más tarde, en el cementerio de Saint-Brieuc, Jacques Corney se conmueve al contemplar la lápida bajo la cual yace su progenitor, muerto en la Primera Guerra. Lo que más le llama la atención es la edad a la que falleció: "leyó las dos fechas, 1885-1914, e hizo maquinalmente el cálculo: veintinueve años. De pronto le asaltó un pensamiento que lo sacudió incluso físicamente. El tenía cuarenta. El hombre enterrado bajo esa lápida, y que había sido su padre, era más joven que él". A partir de ese momento inicia la búsqueda del que, en ese instante, había dejado de ser un desconocido. Por ello viajará a Argelia.
Durante el viaje en barco que le lleva a Argel, Jacques inicia, por medio de la memoria, la recuperación del tiempo pasado, de su infancia en esa ciudad: el apartamento de la calle de Lyon durante las tardes calurosas del verano, las correrías por la playa con su amigo Pierre, la tiranía de una abuela que había criado a nueve hijos y cuyas ideas sobre la educación eran muy particulares, etc. En ese sentido, este libro entra de pleno derecho en esa biblioteca ideal del recuerdo de la infancia, verídica o ficticia, que Céline, Sartre, Sarraute, Leiris y otros autores franceses han cultivado.
La búsqueda del pasado por medio de la memoria concluye con los reencuentros afectivos y físicos de ese mismo pasado anteriormente imaginado. El retorno a Argel le devuelve una madre envejecida que responde a sus preguntas o el recuerdo del maestro que tantos datos le dio sobre su padre. Desde el punto de vista político, el protagonista vive en 1956 la experiencia de un atentado a raíz del cual se ve en la obligación de proteger a un árabe que está a punto de ser linchado. En cuanto al tono general, se observa en esta obra de Camus la nostalgia de esa vida marcada por la miseria del barrio periférico en el que vivían los emigrantes de origen español.
La segunda parte del libro, "El hijo o el primer hombre", abunda en la reconstrucción del pasado desde el presente: los partidos de fútbol con los amigos, su fingida valentía cuando su abuela le obliga a presenciar el degüello de una gallina y, sobre todo, las vacaciones y sus pequeños trabajos que aportan dinero a una casa de pobres. De manera muy intensa se reproduce el dolor que le causaban las humillaciones en el Liceo por su origen humilde. Al mismo tiempo aparece la incomprensión de los suyos a medida que él se va forjando un saber: "En esa casa, donde no se conocían diarios, ni, hasta que Jacques los llevara, libros, ni radio tampoco, donde sólo había objetos de utilidad inmediata, donde sólo se recibía a la familia, y de la que rara vez se salía, salvo para visitar a miembros de la misma familia ignorante, lo que Jacques llevaba del liceo era inadmisible, y el silencio crecía entre él y los suyos"). La memoria se detiene cuando el niño que fue se transforma en un "adolescente flaco y musculoso, de pelo revuelto y mirada exaltada, que había trabajado todo el verano para llevar un sueldo a casa, acababa de ser designado portero titular del equipo del liceo y, tres días antes, había gustado por primera vez, desfalleciente, la boca de una muchacha" .
Las páginas de esta novela autobiográfica sobre Jacques Corney, están plagadas de momentos emotivos sobre la infancia. Por ellas asoman las ideas del propio Camus adulto, del escritor consagrado que, por encima del absurdo, cree en la amistad. El libro es un claro homenaje a ese mundo pobre que fue el suyo, a la solidaridad que allí existía a pesar de la penuria. Desde el punto de vista político se percibe su postura conciliadora con relación a la guerra de Argelia. Es cierto que en este libro no existe una ficcionalización de la experiencia vivida. Sí hay codificación de los nombres propios, aunque leyendo los márgenes, esa codificación textual desaparece. El Primer Hombre es un libro de recuperación de un pasado que de otra forma está condenado a morir porque ese tiempo transcurrió en un lugar sin memoria. No cabe duda de que la ficción es una estratagema literaria, lo cual vuelve a plantear el problema de definir lo autobiográfico. Lo cierto es que leyendo las últimas frases del libro, nos damos cuenta de que la filosofía existencial del último Camus late en ellas con todas sus fuerzas: "él sentía hoy que la vida, la juventud, los seres se le escapaban, sin poder salvar nada de ellos, abandonado a la única esperanza ciega de que esa fuerza oscura que durante tantos años lo había alzado por encima de los días, alimentado sin medida, igual que las circunstancias más duras, le diese también, y con la misma generosidad infatigable con que le diera sus razones para vivir, razones para envejecer y morir sin rebeldía". Les invito a leer las intensas páginas de este libro y, en virtud de lo que se conoce como “contrato de lectura”, serán ustedes en última instancia quienes decidan si el yo que se expone en ellas es “fingido” o se corresponde con una realidad histórica, la del propio Albert Camus.
En 1994, treinta y cuatro años después de la muerte del autor, sale a la luz este texto hallado el 4 de enero de 1960 en su cartera. Como se puede leer en la nota previa a la edición francesa, el texto publicado se establece a partir del manuscrito y de una copia dactilografiada por su hija: Francine Camus. Además hay un anexo con las hojas sueltas que estaban insertas en el manuscrito y un cuaderno que incluye las notas y proyectos para la obra. El libro lo conforman dos partes. La primera "Búsqueda del padre" nos lleva hasta el año 1913. En el mes de octubre de ese año, una pareja se encamina en una carreta conducida por un árabe, hacia un pueblo de Argelia donde el hombre, un francés de unos treinta años, iba a asumir la gerencia de una finca. Nada más llegar a la granja, la mujer da a luz un varón: Jacques.
Cuarenta años más tarde, en el cementerio de Saint-Brieuc, Jacques Corney se conmueve al contemplar la lápida bajo la cual yace su progenitor, muerto en la Primera Guerra. Lo que más le llama la atención es la edad a la que falleció: "leyó las dos fechas, 1885-1914, e hizo maquinalmente el cálculo: veintinueve años. De pronto le asaltó un pensamiento que lo sacudió incluso físicamente. El tenía cuarenta. El hombre enterrado bajo esa lápida, y que había sido su padre, era más joven que él". A partir de ese momento inicia la búsqueda del que, en ese instante, había dejado de ser un desconocido. Por ello viajará a Argelia.
Durante el viaje en barco que le lleva a Argel, Jacques inicia, por medio de la memoria, la recuperación del tiempo pasado, de su infancia en esa ciudad: el apartamento de la calle de Lyon durante las tardes calurosas del verano, las correrías por la playa con su amigo Pierre, la tiranía de una abuela que había criado a nueve hijos y cuyas ideas sobre la educación eran muy particulares, etc. En ese sentido, este libro entra de pleno derecho en esa biblioteca ideal del recuerdo de la infancia, verídica o ficticia, que Céline, Sartre, Sarraute, Leiris y otros autores franceses han cultivado.
La búsqueda del pasado por medio de la memoria concluye con los reencuentros afectivos y físicos de ese mismo pasado anteriormente imaginado. El retorno a Argel le devuelve una madre envejecida que responde a sus preguntas o el recuerdo del maestro que tantos datos le dio sobre su padre. Desde el punto de vista político, el protagonista vive en 1956 la experiencia de un atentado a raíz del cual se ve en la obligación de proteger a un árabe que está a punto de ser linchado. En cuanto al tono general, se observa en esta obra de Camus la nostalgia de esa vida marcada por la miseria del barrio periférico en el que vivían los emigrantes de origen español.
La segunda parte del libro, "El hijo o el primer hombre", abunda en la reconstrucción del pasado desde el presente: los partidos de fútbol con los amigos, su fingida valentía cuando su abuela le obliga a presenciar el degüello de una gallina y, sobre todo, las vacaciones y sus pequeños trabajos que aportan dinero a una casa de pobres. De manera muy intensa se reproduce el dolor que le causaban las humillaciones en el Liceo por su origen humilde. Al mismo tiempo aparece la incomprensión de los suyos a medida que él se va forjando un saber: "En esa casa, donde no se conocían diarios, ni, hasta que Jacques los llevara, libros, ni radio tampoco, donde sólo había objetos de utilidad inmediata, donde sólo se recibía a la familia, y de la que rara vez se salía, salvo para visitar a miembros de la misma familia ignorante, lo que Jacques llevaba del liceo era inadmisible, y el silencio crecía entre él y los suyos"). La memoria se detiene cuando el niño que fue se transforma en un "adolescente flaco y musculoso, de pelo revuelto y mirada exaltada, que había trabajado todo el verano para llevar un sueldo a casa, acababa de ser designado portero titular del equipo del liceo y, tres días antes, había gustado por primera vez, desfalleciente, la boca de una muchacha" .
Las páginas de esta novela autobiográfica sobre Jacques Corney, están plagadas de momentos emotivos sobre la infancia. Por ellas asoman las ideas del propio Camus adulto, del escritor consagrado que, por encima del absurdo, cree en la amistad. El libro es un claro homenaje a ese mundo pobre que fue el suyo, a la solidaridad que allí existía a pesar de la penuria. Desde el punto de vista político se percibe su postura conciliadora con relación a la guerra de Argelia. Es cierto que en este libro no existe una ficcionalización de la experiencia vivida. Sí hay codificación de los nombres propios, aunque leyendo los márgenes, esa codificación textual desaparece. El Primer Hombre es un libro de recuperación de un pasado que de otra forma está condenado a morir porque ese tiempo transcurrió en un lugar sin memoria. No cabe duda de que la ficción es una estratagema literaria, lo cual vuelve a plantear el problema de definir lo autobiográfico. Lo cierto es que leyendo las últimas frases del libro, nos damos cuenta de que la filosofía existencial del último Camus late en ellas con todas sus fuerzas: "él sentía hoy que la vida, la juventud, los seres se le escapaban, sin poder salvar nada de ellos, abandonado a la única esperanza ciega de que esa fuerza oscura que durante tantos años lo había alzado por encima de los días, alimentado sin medida, igual que las circunstancias más duras, le diese también, y con la misma generosidad infatigable con que le diera sus razones para vivir, razones para envejecer y morir sin rebeldía". Les invito a leer las intensas páginas de este libro y, en virtud de lo que se conoce como “contrato de lectura”, serán ustedes en última instancia quienes decidan si el yo que se expone en ellas es “fingido” o se corresponde con una realidad histórica, la del propio Albert Camus.
domingo, agosto 03, 2008
La autobiogafía de Simone de Beauvoir: una forma de actuar en el mundo
Este año se celebra el centenario del nacimiento de la filósofa y escritora francesa Simone de Beauvoir (1908-1986). Estas líneas, centradas en su concepto de autobiografía, desearían ser una pequeña aportación al evento. Simone de Beauvoir considera que su proyecto de conocer el mundo está unido a su deseo de expresarlo. De ahí que la tarea puramente intelectual de la filósofa existencialista no excluya la experiencia afectiva como lo demuestra la relevancia de su producción autobiográfica en el conjunto de su obra. Beauvoir escribió cuatro volúmenes de memorias, Mémoires d´une jeune fille rangée (1958) (Memorias de una joven formal), La Force de l´âge (1960) (La plenitud de la vida), La Force des choses (1963) (La fuerza de las cosas), Tout compte fait (1972) (Final de cuentas), así como un libro que relata la muerte de su madre Une mort très douce (1964) (Una muerte muy dulce) y un otro acerca de la muerte de su compañero Jean-Paul Sartre La Cérémonie des adieux (1981) (La ceremonia del adiós).
Si al principio de su carrera literaria Simone de Beauvoir se decanta por la novela, en su madurez, deseosa de mostrar el mundo desde un prisma más real, se consagra con más ahínco al género autobiográfico ya que éste permite a la singularidad presentarse sin artificios. A su entender, la novela no es del todo satisfactoria para quien desea reflejar la contingencia. Sin embargo, en una autobiografía "los acontecimientos se presentan en su gratuidad, en sus azares, en sus combinaciones a veces exageradas, tal y como han sido: esta fidelidad ayuda a comprender mejor que la más hábil transposición cómo las cosas le suceden realmente al hombre". Así, Simone de Beauvoir se desmarca de los detractores del género íntimo concediendo valor estético a una forma literaria que demanda gran destreza y solidez. La motivación que la lleva a adentrarse en ese terreno tiene unos objetivos claros: conocerse mejor a sí misma y ser honesta en la exposición de su intimidad. Consciente de que el yo "no es más que un objeto probable" y de que quien se aventura a decir "yo" sólo puede captar algunos perfiles, la pensadora aborda la tarea de contarse sabiendo que al final del camino siempre quedará un resquicio de insatisfacción. No obstante, Simone de Beauvoir estaba completamente convencida de que un examen honesto de su existencia siempre podía aportar algo a los demás: Como ella misma señala: "Si un individuo se expone con sinceridad, más o menos todo el mundo se ve implicado. Es imposible esclarecer la propia vida sin iluminar, aquí o allí, la de los demás". De esta forma, su tarea autobiográfica no se limita, como ocurre en algunos autores, a un ejercicio narcisista. Su escritura transciende el yo y se pone al alcance de los demás porque el acto de escribir sobre su propio ser es, según su criterio, la mejor manera "de hablar a los otros sobre ellos mismos".
Si al principio de su carrera literaria Simone de Beauvoir se decanta por la novela, en su madurez, deseosa de mostrar el mundo desde un prisma más real, se consagra con más ahínco al género autobiográfico ya que éste permite a la singularidad presentarse sin artificios. A su entender, la novela no es del todo satisfactoria para quien desea reflejar la contingencia. Sin embargo, en una autobiografía "los acontecimientos se presentan en su gratuidad, en sus azares, en sus combinaciones a veces exageradas, tal y como han sido: esta fidelidad ayuda a comprender mejor que la más hábil transposición cómo las cosas le suceden realmente al hombre". Así, Simone de Beauvoir se desmarca de los detractores del género íntimo concediendo valor estético a una forma literaria que demanda gran destreza y solidez. La motivación que la lleva a adentrarse en ese terreno tiene unos objetivos claros: conocerse mejor a sí misma y ser honesta en la exposición de su intimidad. Consciente de que el yo "no es más que un objeto probable" y de que quien se aventura a decir "yo" sólo puede captar algunos perfiles, la pensadora aborda la tarea de contarse sabiendo que al final del camino siempre quedará un resquicio de insatisfacción. No obstante, Simone de Beauvoir estaba completamente convencida de que un examen honesto de su existencia siempre podía aportar algo a los demás: Como ella misma señala: "Si un individuo se expone con sinceridad, más o menos todo el mundo se ve implicado. Es imposible esclarecer la propia vida sin iluminar, aquí o allí, la de los demás". De esta forma, su tarea autobiográfica no se limita, como ocurre en algunos autores, a un ejercicio narcisista. Su escritura transciende el yo y se pone al alcance de los demás porque el acto de escribir sobre su propio ser es, según su criterio, la mejor manera "de hablar a los otros sobre ellos mismos".
domingo, abril 20, 2008
Jonathan Littell y la música/ Jonathan Littell et la musique
Tras una introducción llamada tocatta, Las benévolas de Jonathan Littell (Premio Goncourt 2006, trad. española en RBA, 2007), sigue desde el punto de vista formal la estructura musical de la suite barroca. Los nombres de las diferentes partes de esta novela son Allemandes, Courante, Sarabande. Menuet (en rondós), Aire et Gigue. Es probable que el autor haya elegido esta estructura porque presenta al protagonista como un gran admirador de Bach y como un músico frustrado.En esta obra, encontramos reflexiones estéticas relacionadas con el arte musical. Se contrapone la concepción racionalista de Rameau y de Couperin a la música alemana del siglo XIX, en particular la de Wagner. Schönberg y la música atonal son también temas de discusión de sus personajes.
Version en français:
Après une introduction appelée tocatta, Les Bienveillantes de Jonathan Littell (Prix Goncourt 2006), suit du point de vue formel la structure musicale de la suite baroque. Les noms des différentes parties de ce roman sont Allemandes, Courante, Sarabande. Menuet (en rondeaux), Aire et Gigue. Il se peut que l'auteur ait choisi cette structure du fait que le protagoniste est un grand admirateur de Bach et un musicien frustré.Dans cet ouvrage on trouve des réflexions esthétiques concernant l'art musical. On y oppose la conception rationaliste de Rameau et de Couperin à la musique allemande du XIX sicècle, notamment celle de Wagner. Schönberg et la musique atonale font aussi l'objet des discussions des personnages.
Version en français:
Après une introduction appelée tocatta, Les Bienveillantes de Jonathan Littell (Prix Goncourt 2006), suit du point de vue formel la structure musicale de la suite baroque. Les noms des différentes parties de ce roman sont Allemandes, Courante, Sarabande. Menuet (en rondeaux), Aire et Gigue. Il se peut que l'auteur ait choisi cette structure du fait que le protagoniste est un grand admirateur de Bach et un musicien frustré.Dans cet ouvrage on trouve des réflexions esthétiques concernant l'art musical. On y oppose la conception rationaliste de Rameau et de Couperin à la musique allemande du XIX sicècle, notamment celle de Wagner. Schönberg et la musique atonale font aussi l'objet des discussions des personnages.
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